Objectifs de tarification : comment les entreprises décident d’une stratégie de tarification

Publié le 21 janvier, 2024

Notre agriculteur local doit élaborer une stratégie de prix pour son produit certifié biologique. Vous aurez l’occasion de tout savoir sur les choix de stratégie de prix parmi lesquels il peut choisir pour son mix marketing. Le prix est l’un des quatre P qui composent le mix marketing. Les autres P du mix marketing sont le produit, la promotion et le lieu.

Un consommateur doit payer un prix pour un produit ou un service, et le prix est ce à quoi il renonce en échange pour acquérir un bien ou un service. Le prix est également très important pour le marketeur car c’est le revenu qui est acquis ! Le revenu est le prix facturé aux clients multiplié par le nombre d’unités vendues.

Le plus grand défi auquel est confronté un spécialiste du marketing est de déterminer le prix à facturer. Un prix plus élevé peut communiquer sur la qualité et le prestige, tandis qu’un prix inférieur peut communiquer sur une qualité inférieure et un prix bon marché, et la façon dont vous équilibrez les deux dépend du type de produit. Les trois types de stratégies de tarification que l’agriculteur peut choisir sont la tarification axée sur le profit, la tarification axée sur les ventes et la tarification de statu quo.

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Objectifs de tarification axés sur le profit

La tarification visant à maximiser les profits consiste à fixer les prix de manière à ce que les revenus totaux soient aussi importants que possible par rapport aux coûts totaux. Il s’agit de la stratégie de tarification privilégiée à utiliser si vous êtes en situation de monopole. L’agriculteur est la seule grande ferme de la ville à vendre des produits certifiés biologiques, ce serait donc peut-être une excellente option pour lui.

Il existe d’autres moyens par lesquels l’agriculteur peut maximiser ses profits. Il peut augmenter la satisfaction des clients, ce qui peut améliorer les revenus, et il peut également réduire les coûts. Certains moyens pour l’agriculteur de réduire ses coûts seraient de licencier des employés et d’améliorer l’efficacité de ses produits en minimisant les pertes de récoltes et en mettant en œuvre une distribution de masse plus efficace de sa gamme de produits.


Les objectifs de tarification axés sur les ventes sont basés soit sur la part de marché, soit sur les ventes unitaires/en dollars. La part de marché correspond aux ventes de produits d’une entreprise en pourcentage des ventes totales de ce secteur, et elle peut être affichée via les revenus ou les unités. Par exemple, notre agriculteur réalise 70 % des revenus du marché des produits biologiques locaux. L’agriculteur peut avoir comme objectif d’entreprise une augmentation de sa part de marché jusqu’à 80 %. Il peut y parvenir grâce à des prix agressifs pour voler ses concurrents.

Au lieu de décider d’augmenter sa part de marché, l’agriculteur pourrait également poursuivre une stratégie de maximisation des ventes. L’agriculteur ne se soucierait pas d’augmenter sa part de marché mais plutôt de maximiser ses ventes. Cette méthode signifie que l’agriculteur ne se souciera pas de la concurrence, du marché ou même des profits – juste des ventes !! Des remises importantes peuvent entraîner une augmentation considérable des ventes. La philosophie de l’injection de liquidités ne devrait être qu’un objectif à court terme, car elle peut nuire aux bénéfices à long terme en raison des remises très importantes sur les produits.


Le statu quo des prix est une stratégie très conservatrice, puisque son objectif est de maintenir les prix existants ou d’atteindre les prix des concurrents. S’il existait un autre leader dans le domaine des produits certifiés biologiques, notre agriculteur pourrait alors simplement égaler ou copier sa structure de prix. L’agriculteur peut envoyer son manager sur d’autres marchés de produits locaux afin de garder un œil sur leurs prix.

L’agriculteur a décidé quelle stratégie de prix bénéficierait à son mix marketing global. Son choix est orienté vers le profit. Il a choisi cette stratégie principalement parce qu’il n’a que deux autres petits concurrents qui n’offrent pas le large choix de ses installations. La concurrence ne représente actuellement que 30 % des parts de marché. L’agriculteur se rend compte qu’il détient pour l’instant le monopole des produits certifiés biologiques, mais il doit continuer à surveiller ses concurrents. Si ses concurrents commencent à augmenter leur production et leurs ventes, il devra peut-être modifier sa stratégie de prix.


Le prix est le plus flexible du mix marketing global car il peut être augmenté ou diminué à tout moment. Les entreprises peuvent choisir entre des stratégies de tarification axées sur le profit, les ventes ou le statu quo pour commercialiser leurs produits ou services. La bonne stratégie dépend des conditions du marché, de la concurrence et de la philosophie globale de l’entreprise. En fin de compte, la stratégie de tarification que l’entreprise choisit de suivre aujourd’hui devra peut-être être modifiée en fonction de l’évolution des ventes, des bénéfices, des revenus et des menaces concurrentielles !


Après avoir regardé cette leçon, vous devriez être capable de :

  • Définir le « prix » et son rôle dans le mix marketing
  • Expliquer les trois types de stratégies de tarification
  • Reconnaître les facteurs qui pourraient amener une entreprise à modifier sa stratégie de prix


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